Les équipements de protection cruciaux dans la lutte contre Ebola

Début 2014 une épidémie d’Ebola s’est déclarée en Guinée, pays d’Afrique de l’Ouest. De là, elle s’est répandue en Sierra Leone, au Libéria et au Nigéria. Selon des chiffres de début novembre publiés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’épidémie a fait 4848 morts, alors que le nombre d’infections se situe à 13042. L’OMS souligne que ce chiffre est une sous-estimation du chiffre réel, puisque beaucoup de victimes ne se sont pas manifestées.

Pour gagner la lutte contre Ebola, il faudrait sur le terrain plus de centres Ebola, des campagnes de sensibilisation, une distribution à grande échelle de matériel hygiénique, ainsi que des centres de triage, où les patients potentiellement infectés peuvent rapidement être détectés par une prise de sang et au besoin être isolés.

En outre, il est crucial que les travailleurs humanitaires (médecins, personnel infirmier) puissent se protéger avec des équipements de protection individuelle (EPI).

Etant donné qu’Ebola se transmet par les liquides corporels, les EPI étanches aux liquides sont indispensables. Un équipement sûr comprend au moins : un masque hygiénique, une combinaison et un tablier étanches aux liquides, des sous-gants et des sur-gants, des bottes étanches aux liquides, etc.

Outre la disponibilité des EPI, il faut aussi prévoir une formation adaptée sur leur utilisation correcte. Une infirmière espagnole, Teresa Romero, a été infectée il y a quelque temps par le virus dans un hôpital madrilène. C’est apparemment en se touchant le visage avec des gants infectés qu’elle a été contaminée.

Il est impératif de suivre les procédures de sécurité appropriées au moment de mettre ou d’enlever les vêtements de protection. En général, les EPI mis sur le marché en Europe doivent satisfaire à la directive 89/686/CEE. Les exigences de cette directive sont concrétisées dans des normes européennes.

Ces EPI doivent obligatoirement porter le marquage CE. En outre, certains EPI doivent être contrôlés par une instance indépendante (‘notified body’). C’est notamment le cas des EPI des catégories II et III – qui protègent respectivement contre des risques modérés et des risques pouvant entraîner la mort ou des blessures permanentes.

Quelques exemples de ces types d’EPI:

  • Protecteurs contre le bruit sur les lieux de travail bruyants
  • Protecteurs de pied et de jambe pour les opérateurs de  tronçonneuses
  • Equipement de protection contre les chutes lors du travail à grande hauteur
  • Equipement de protection respiratoire pour se protéger contre les gaz, les vapeurs nocives etc.

Les EPI constituent donc une protection essentielle, non seulement dans la lutte contre Ebola, mais également sur tout lieu de travail où les travailleurs sont exposés à des risques physiques contre lesquels les EPI offrent une protection.