L'écolabel européen pour hôtels et campings est mis à jour

Les hôtels et campings européens peuvent demander un écolabel s'ils répondent à une série de critères environnementaux comme le tri des déchets, l'utilisation de lampes économiques et l'installation d'équipements économes en énergie. Les critères de ce label ont été mis à jour et des conditions ont été ajoutées comme, par exemple, l'utilisation de sources d'énergie renouvelable. En outre, la nouvelle décision met un accent particulier sur les économies d'eau et d'énergie.

L’écolabel européen a vu le jour en 1992 pour les produits et est également attribué aux infrastructures touristiques depuis un peu plus de 10 ans. C’est surtout en Italie et en France que ce label est populaire. Dans les pays d'Europe du Nord, l'écolabel intercontinental Green Key connaît une plus grande popularité. La Belgique compte actuellement un seul hôtel ayant reçu l’écolabel européen, à savoir l'hôtel Fevery à Bruges.

L'écolabel n'est décerné qu'aux infrastructures touristiques, dont font partie les hôtels et les terrains de camping, mais aussi leurs services auxiliaires comme la préparation et le service des repas, les espaces verts et les équipements pour le sport, la cuisine, la vaisselle ou la lessive.

Conditions obligatoires et optionnelles

Le cadre repose sur 67 critères, dont les 22 premiers sont obligatoires pour la reconnaissance. Des points allant de 1 à 5 sont attribués pour les 45 conditions optionnelles. Pour obtenir l’écolabel, il est nécessaire d'obtenir de 20 à 24 points, selon le type d'infrastructure.

Tant les conditions obligatoires que les conditions optionnelles sont subdivisées en cinq catégories :

  • la gestion générale dont font partie la formation du personnel et la sensibilisation des clients ;
  • l'énergie comme un système automatisé de réglage de la température et un éclairage géré par des capteurs ;
  • les critères en matière d'économie d'eau comprennent notamment l'utilisation d'urinoirs et de douches économes en énergie ;
  • le traitement des déchets prévoit le tri et la réduction des déchets dans la mesure du possible ;
  • les autres critères comprennent une interdiction générale de fumer ou la promotion de moyens de transport écologiques.

Font également partie des critères optionnels la vente de boissons en bouteilles réutilisables, l'utilisation d'un compost et l'offre de produits bio.

Du temps pour s’adapter

Les nouvelles conditions seront d'application durant cinq ans. Les écolabels précédents, les décisions 2009/564/CE et 2009/578/CE, resteront valables jusqu'au 1er octobre 2018, de sorte que les infrastructures touristiques écologiques auront suffisamment de temps pour introduire les adaptations et demander une nouvelle inspection.

Vous pouvez télécharger ici les 67 critères accompagnés d’explications.